Innovation et accompagnement spécialisé de la maladie d’Alzheimer

Innovation et accompagnement spécialisé de la maladie d’Alzheimer

Ologi innove à domicile. En effet, depuis 2008, cette société rouennaise accompagne des malades d’Alzheimer grâce à une méthode unique et innovante: une prise en charge à domicile par des professionnels appelés Alzamis des malades mais aussi de leurs familles.

 

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L’encadrement des malades atteints par la maladie d’Alzheimer ou d’autres pathologies dites lourdes, semblait jusqu’alors ne relever que d’établissements spécialisés. La coupure avec les familles sembait inéluctable. Pourtant depuis 7 ans Ologi innove à domicile en développant une prise en soin et un accompagnement relationnel thérapeutique visant prioritairement à préserver le plus longtemps possible les capacités restantes et ainsi à améliorer la qualité de vie de la personne malade, dans son environnement. Une manière également d’aller à l’encontre d’idées longtemps véhiculées telles que « Il n’y a rien à faire pour la personne malade ».

 

Ce nouveau métier créé par Olivier Lanos et la neuropsychologue Magali Audes, est une innovation : il n’existait pas auparavant de personnel spécialisé pour accompagner la maladie d’Alzheimer à domicile. Ologi est également innovante par son économie raisonnée : ayant le statut de SARL, elle respecte néanmoins les valeurs de l’économie sociale et solidaire. Une partie des bénéfices est reversée à la recherche. Basée à Rouen, cette société compte 25 salariés et, étend peu à peu ses activités à tout le territoire. Présents depuis fin janvier au Havre, les « Alzamis » arriveront prochainement dans l’Eure.

 

Le parcours d’Olivier Lanos
Diplômé d’une école de commerce, Oliver Lanos a baigné dès son plus jeune âge dans le milieu médical, puisqu’il est fils de médecin et de psychologue. Avant de cofonder Ologi, il travaillait dans une filiale du groupe Hachette et commercialisait des jeux éducatifs pour enfants, puis pour les maisons de retraite. « Cela a été mon premier pas dans la gérontologie. J’ai ensuite été sensibilisé à la maladie d’Alzheimer car j’ai connu un cas dans mon entourage qui m’a éclairé sur les ravages que cette maladie pouvait faire dans une famille ».

 

Les services s’ajustent à la personne et à ses besoins, et non l’inverse
La philosophie d’Ologi est d’accompagner le malade dès que le diagnostic est posé et de proposer une stimulation personnalisée. « Chez de nombreux malades, les pertes de mémoire occasionnent un renfermement sur soi.  » Pour éviter cela, l’Alzami travaille sur le lien en stimulant les fonctions cognitives et en maintenant les activités quotidiennes. « C’est un cercle vertueux : la personne reprend confiance en elle et réapprend à sortir ou à refaire des choses qu’elle n’osait plus. Les rapports avec l’entourage s’améliorent.  » Le travail d’un Alzami s’effectue au domicile de la personne dans une approche globale et non médicamenteuse. L’Alzami propose d’accompagner la famille dans son ensemble, et c’est là toute la différence avec des soins traditionnels en hôpital de jour, selon Olivier Lanos. « Dans bien des cas, la famille est démunie face à la maladie, ce qui peut créer des problèmes de compréhension. Le malade ne parvient pas toujours à exprimer ses souffrances et la famille se lasse de devoir toujours répéter la même chose. La communication se rompt . »

 

Soutien des familles
Les familles ne sont pas armées pour aider une personne atteinte d’Alzheimer au quotidien. Le rôle de l’Alzami est de maintenir ou de restaurer un dialogue entre les membres de la famille par des visites régulières. « Les proches peuvent se confier et poser toutes les questions qu’ils se posent, ce qui leur permet de mieux comprendre les réactions de la personne malade. Notre objectif est de maintenir le malade chez lui le plus longtemps possible. » Grâce à son caractère innovant, Ologi a déjà remporté plusieurs prix et acquis une reconnaissance auprès des institutions. L’entreprise est conventionnée par le Département de Seine-Maritime et l’Agence régionale de santé, soutenue par la Région, l’agence de l’innovation Seinari et l’Agence régionale de développement de l’économie sociale et solidaire (ADRESS). Ologi souhaite créer une quarantaine d’emplois d’ici trois ans en Haute-Normandie et projette de s’implanter en Bretagne et Rhône-Alpes.

 

La démarche d’Ologi permet de modifier le regard posé sur les personnes atteintes, de lutter contre les préjugés entourant la maladie et, en bout de ligne, soutenir un changement positif dans les pratiques auprès des personnes en perte d’autonomie cognitive.

 

 

Pour devenir Alzami 
Il faut être titulaire d’un diplôme de niveau bac + 3 dans le domaine médico-social. Le candidat suivra alors une formation de 6 mois au sein d’Ologi pour apprendre le métier d’Alzami. Son travail consistera ensuite à faire le lien entre le malade, la famille et le corps médical.

 

Pour faire venir un Alzami
Les familles intéressées par les services d’un Alzami ont droit à l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) versée par le Département de Seine-Maritime. Renseignements au 02.76.30.64.84 ou sur http://www.ologi.fr/

 

Source : Région haute-Normandie

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